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Textes du concours de janvier 2011

 
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Textes du concours de janvier 2011
01- Brins de vie
11%
 11%  [ 3 ]
02- Derrière le miroir l’illusion se marie
23%
 23%  [ 6 ]
03- En Trompe l’œil
7%
 7%  [ 2 ]
04- LE PETIT MIROIR LOUIS XVI
7%
 7%  [ 2 ]
05- Songes de miroir...
26%
 26%  [ 7 ]
06- MIROIR DIS-MOI QUE JE SUIS BELLE
15%
 15%  [ 4 ]
07- Songes sans tain
7%
 7%  [ 2 ]
Total des votes : 26

Auteur Message
Melenea
Administrateur

Hors ligne

Inscrit le: 20 Juil 2009
Messages: 3 884
Localisation: Entre rêve et réalité

MessagePosté le: Lun 31 Jan - 22:45 (2011)    Sujet du message: Textes du concours de janvier 2011 Répondre en citant

Voilà les 7 textes participant pour le concours de janvier 2011 sur le thème de "Derrière le miroir... ". Ils vous sont livrés, numérotés, sans signes distinctifs, anonymes... dans l'appréciation de vos lectures et vos ressentis personnels.           

             
Tous les membres ayant participé ou non, pourront voter pour DEUX textes, chacun selon ses affinités propres... Les auteurs voteront de préférence pour des textes autre que le leur, mais ça, ce sera en leur âme et conscience. Il ne sera fait aucun commentaire à ce stade là... juste les votes que j'espère nombreux pour déterminer un texte gagnant.

             
Vous aurez jusqu'au lundi 14 février 2011 en soirée pour ce faire, avant que les textes ne retrouvent leurs auteurs respectifs, et soient à nouveau mis en ligne individuellement pour ouvrir cette fois à l'échange de vos commentaires et ressentis.            


             
Merci encore à tous les participants pour le partage de leurs mots dans la vision sur le thème.




01 - Brins de vie

 
            
Quelques éclats, quelques brins de vie,
Une existence qui se reflète dans un rien embué ;
L’âme s’ébauche, le visage en transhumance,
Le miroir ne révèle rien qui n’aurait été conçu par l’imaginaire,
Les vacarmes intérieurs n’ont point ici d’écho_

Je peaufine mes gestuelles mais l’émotion essouffle,
Je regarde au-delà de l’infante mais le fil de la chair est trop fort ;
J’ai peur pour elle, j’ai peur pour nous, briser ce sourire que je m’approprie,
Et je m’envolerai à jamais ; ainsi va la vie emportée par elle, par d’autres.
Derrière le miroir se tisse une histoire qui n’est jamais mienne,
C’est dans le sein des êtres aimés que je veux confier mes ombres
             

             

             
©Sous Copyright de son auteur             

             

             
             
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02-Derrière le miroir l’illusion se marie


 
            
 
 
            
             
Derrière le miroir je ne suis plus la même             
  Mon image se plaît à se renouveler             
  De la glace sans teint je la sens qui se ferme             
  Dans le mirage clé aux couleurs de l’été

             
             
Elle est de celle qui se donne avec paresse              
  Dans les bras de la vie en âme chasseresse             
  Son aura ébloui le regard de l’éphèbe              
  Et le tient prisonnier dans le cœur de son aube

             
             
Derrière le miroir, il y a toi, il y a moi              
  Ces gens d’une autre époque              
  Qui regarde le temps
  
             
             
Ce temps qui nous dépasse en chaste solitude             
  Et promesse de bois aux vagues certitudes              
  Laissant dans son sillage la trace d’un passé             
  S’illusionnant de grâce dans le chant des années

             
             
Le mariage du corps dans la glace de l’âge              
  Restaure cet accord dans la beauté du sage             
  Miroir, mon beau miroir, dis-moi que je suis belle             
  Car je dépends des lois qui me rapprochent d’elle

             
             
Son amour fait de moi ce que je ne suis d’elle             
  Dans l’ombre de ces pas             
  En ces nuits immortelles

             
             
Esclave de ce vide que reflète ma mort             
  Sur l’esprit qui dérive dans le champ d’émotion             
  Je dérive sans fin sur ces rivages d’or             
  En brouillard éphémère qui peuple mes actions

             
                 
    
Je ne fuis pas les rides de la rive des mots              
  Produit de mes possibles j’en impose le sot              
  De ce monde de larmes je me fais le porteur              
  Dans cette vague d’armes qui a fait mon malheur

             
             
Comédie de ces pages
 
            
               
  Illusion s’égare             
  Derrière le miroir              
  Ma beauté se fait noir…             
             

             

             
©Sous Copyright de son auteur             

             

             

             
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03-En Trompe l’œil             
             

 
            
             
        
    
             
Misère dit la feuille égratignée du temps             
  Et se décompose sur tapis de terreau             
  J’étais belle, prestigieuse en couleurs d’eau             
  Pour s’ensevelir souillée du passage de manants             
             
       
    
             
Misère chantonnait L’un du monde à l’envers             
  Misère aboyait l’autre de ses sarcasmes             
  La vie est un théâtre à chacun son pléonasme             
  Celui de se choir autiste dans l’univers             
             
         
    
             
Misère s’accompagne de chagrin vil compère             
  Le pense t’-on en cette contrée imaginaire             
  De vrais artistes de cœur aux poches pleines             
 
             
             
Pleurent les miséreux accroche-cœurs d’or fin             
  Aux oripeaux virtuels plaidant étoffe et laine             
  Aux faux nantis qui pensent se mirer malin.             
             

             
             
Epilogue             
        
             
             
Poinçon d’appropriation n’est que fatale aliénation             
  Issue de la futile métaphore de la chance             
  Qui s’insinue et se délecte de manigances             
  S’imagine affranchit d’une vie de contrefaçons.             

 
            

 
            
©Sous Copyright de son auteur             

             

             
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04-LE PETIT MIROIR LOUIS XVI


Je me souviens de la luminosité de ce jour d’automne, de l’allée des marronniers, du vieux brocanteur achevant d’installer son étal. Parmi une multitude de bibelots d’un autre temps, un objet, scintillant, m’attira.


Il s’agissait d’un petit miroir à main Louis XVI, ciselé, doré, fascinant par sa simplicité. Au dos, une écriture penchée, difficilement lisible, indiquait probablement le nom de sa propriétaire : « Guite de Baguelin ».


Le brocanteur me raconta l’histoire de ce petit miroir.


« Cet objet appartenait à une jeune femme de la bonne société, dont l’époux faisait fortune dans la culture, le tissage et le commerce du chanvre. Ses toiles, destinées à la confection de voiles de marine, étaient utilisées en Angleterre, en Inde, au-delà de l’Atlantique. Tandis que le marquis parcourait le monde, sa délicieuse épouse végétait, avec quelque domestique, dans une vaste demeure calfeutrée au fond d’un parc.


Un soir que les chats-huants entonnaient leurs chants désespérés, la belle aux cheveux méchés de paille, aux yeux de calcédoine bleue, au visage à la Modigliani, se contempla dans son miroir. Celui-ci refléta l’image d’une inconnue au regard énigmatique souligné de khôl, à la chevelure de Shéhérazade s’échappant d’un vaporeux foulard carmin. Guite, effrayée, posa l’objet.


Mais, au premier cri mystérieux de la hulotte, les arabesques d’un tissu carmin évoquant un ailleurs surgirent, une fois encore, dans la glace. Qui était cette étrangère ? Par quelle magie son portrait se reflétait-il ? Sans obtenir le moindre soupçon de réponse à ses interrogations, l’esseulée prit cependant  un plaisir certain à retrouver en secret, par miroir interposé, celle qu’elle appela « l’inconnue des nuits de solitude ».


La veille de la saint Martin, munie de son carnet à dessin, elle se dirigea vers les remparts de la haute ville dans le but d’esquisser une humble chapelle. Devant leurs masures, les tricoteuses, actionnant sans répit de longues aiguilles en bois, s’étonnèrent de la voir passer, légère, dans les ruelles escarpées, obscures, que seule la misère égayait. A l’entrée de la chapelle blanchie à la chaux, au toit recouvert de lichen, une femme, ressemblant étrangement à l’inconnue des nuits de solitude, tendait une sébile. Guite de Baguelin y déposa le petit miroir à main.


Nul ne la revit. »


Changeant de ton, le vieux brocanteur me demanda si j’étais intéressée par cette pièce d’orfèvrerie. Acquiesçant et sans marchander, je libellai un chèque du montant sollicité. En guise de remerciement, l’homme murmura : «  Les objets ont une âme. Certains portent bonheur, d’autres sont maléfiques. Oh ! Si tous pouvaient parler. »


A peine arrivée au bout de l’allée des marronniers, je consultai, inquiète, le petit miroir Louis XVI…
            

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05-Songes de miroir...              

 
            
             
        
    
             
Envie de fracasser tous ces miroirs menteurs             
  Scrutant dans leur envers la chair et ses délices,             
  Dans l'écume du temps dont ils se font voleurs             
  Pour garder souvenir de nos visages lisses.             
        
             
  Bien au-delà du tain, s'étendent des visions             
  Où les yeux s'abîment d'y perdre l'espérance,             
  Dans la brume des ans embuant les perceptions             
  De ces vives humeurs grévant nos défaillances.             
             
        
    
  C'est de l'autre côté que soupire le vent             
  Comme un souffle d'Orient, un soupçon de magie             
  Effaçant les doutes sous les grains d'un serment             
  Qui s'essaiment partout sur nos chemins de vie. 
            
        
    
             
Envie de traverser le miroir aux oiseaux             
  Pour y cueillir l'éclat des sourires de glace             
  Enluminant la nuit de soleils en fuseau,             
  Comme des boussoles, des pointillés fugaces.             
        
             
  Bien au-delà du tain s'étendent les déserts,             
  Pavés du mirage des figures tremblantes,             
  Traçant le fil passé des heures à revers             
  Dans l'écho d'un regard aux eaux réfléchissantes.             
        
             
  C'est de l'autre côté que respirent les mots             
  Enfin libre d'essor, enfin libre de suivre,             
  Les ombres égarées de ces jours indigo,             
  Qui en transparence chantent nos amours ivres.             
        
             
  Parce que le croiriez-vous ?              
        
             
  C'est au-delà du seuil que les miroirs nous songent...             

             

             
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06-MIROIR DIS-MOI QUE JE SUIS BELLE             
             

 
            
             

 
            
             
Une femme se mire en ce matin d'hiver             
  La lumière l'effleure comme un amant timide             
  Et pour un bref instant en fermant les paupières             
  Feuillette l'agenda d'une existence vide 
            
         
             
  Une forme alanguie sous l'ogive des ans             
  Elle a franchi le seuil d'un infini fragile             
  Elle brode une histoire de ses doigts malhabiles             
  Une biche aux abois et un prince charmant             
             
 
             
  L'ovale d'acajou auréole un visage             
  Une bouche mutine, toute à la fleur de l'âge             
  Une voix cristalline, une valse d'espoir.             
  La glace s'est brisée en fragments de mémoire             
             
        
             
  À travers les éclats gicle la vérité         
Brisé en souvenance, son esprit bat de l'aile
             
  Elle n'était aprés tout que petite hirondelle             
  Un bonheur assoupi de coin de cheminée             
             
 
             
  La belle aux longs cheveux en neige s'est perdue             
  Cadeau d'une journée, simple malentendu             
  Une rose arrivée aux rives du destin             
  Deux larmes ont perlé sur la peau parchemin             

             

             
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07-Songes sans tain

Comme dans une ancienne estampe Japonaise
Les images d’un monde éphémère me renvoie
Aux songes d’une vie mise en parenthèse
D’un scénario vécu, d’une suite de pourquoi


Il n’y a que des lambeaux d’un rêve éclaté
Derrière ce reflet trouble sans aucun regard
Qui fusionne dans les sillages du passé
Attirée dans l’ombre, l’illusion s’égare


Au-delà de l’apparence et sans affect
L’irréalité s’accroche à ces éclats
De l’autre côté, l’inconscient se délecte
Nourri de souvenirs d’un parfum acacia


Le chatoiement se fond, l’aura se drape
De violences contenues, inavouables
Le halo se fait instrument et agape
Dans la quiétude de ce monde impalpable
             

             

             
©Sous Copyright de son auteur             

_________________
Un jour, une vie...


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MessagePosté le: Lun 31 Jan - 22:45 (2011)    Sujet du message: Publicité

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