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Je me souviens d’un coquillage…[

 
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nine
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MessagePosté le: Sam 10 Mar - 10:49 (2012)    Sujet du message: Je me souviens d’un coquillage…[ Répondre en citant






Je me souviens d’un coquillage…




Entends-tu la mer ? Je l’ai vue
Qui s’époumone certains soirs
Où j’aperçois ses îles nues
Dont les rochers, comme manoirs


Battus aux vents d’incertitudes
Ne sont plus qu’ombres de papier
Vacillant dans les altitudes
De la vague aux embruns glacés.


Ses eaux encre, tumultueuses
Noient des marins crépusculaires
Et des sirènes gouailleuses
Aux nageoires gisant à terre,


Ombres des rives incertaines
Où se mêlait, teintée d’ivoire
La rosée, liqueur de tes veines
Lorsque tu me versais à boire.


J’y trouvais le goût de ton blues
Mêlé à des riffs d’amertume
En miroir, que des mains décousent
En arrachant les fils de brume.


J’avais le sens du désespoir
Espérant l’ultime voyage
Tu hisserais le drapeau noir
Flottant au dessus des nuages.


Ivre, enjambant le bastingage
J’inonderais de mes adieux
Le navire sombre et sans âge
Abandonné même des dieux.


Mais je chancelle, je divague
Perdue dans cet estaminet
Comme assaillie d’impressions vagues
Où es-tu ? La nuit se défait.


C’était ailleurs et autrefois
La mémoire oublie les visages ;
Amers, les mots me manquent, cois
Je me souviens d’un coquillage…


Entends-tu la mer ? Je la vois
Ses galops contre les orages
Sa houle et mon âme en émoi
Creusaient de furieux paysages


Sur l’onde, monument liquide.
Sa folie liait ma raison ;
Ne restaient dans mes doigts avides
Que nuées de rêves sans nom.


Je la vois toujours dans tes yeux
Étales, jusqu’à l’horizon
Frêles esquifs vertigineux
Sombrant aux tout derniers rayons


D’un soleil las de souvenirs.
À moitié plongée dans les flots
Où cent fois j’ai voulu mourir
La mer me tire des sanglots


Qui se répandent et demeurent
En lacs salés de solitude
Dont la berge aride –mon cœur
S’abreuve pour un interlude


Qui s’immisce entre deux absences.
Et quand survient la pâle aurore
Comme un ressac d’indifférence
Comme une couleur de décor


Je vois la mer, mais l’entends-tu ?
Son clapotis dans mes chimères,
Ses voiles, ses soupirs écrus
Sur émeraude lapidaire


À l’abri d’un collier d’écume
Dont les perles, en gouttes d’eau
Que bientôt la brise consume
Se déchirent comme un rideau…



Et le reflux vient en écho.







_____

Nine, juillet 2011


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MessagePosté le: Sam 10 Mar - 10:49 (2012)    Sujet du message: Publicité

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nine
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Inscrit le: 30 Nov 2009
Messages: 4 128
Localisation: Isère

MessagePosté le: Sam 10 Mar - 10:52 (2012)    Sujet du message: Je me souviens d’un coquillage…[ Répondre en citant

Bon, bien sur, beaucoup d'entre vous l'avez lu. Mais je voulais le remettre en valeur pour les nouveaux, ou ceux qui reviennent. Parce que je l'aimais vraiment, ce poème, et que j'ai été très triste de ne pas gagner Crying or Very sad

Alors, pour ne pas le laisser moisir dans les archives... le revoilà. Je ne demande pas à ceux qui m'ont commenté de le refaire, bien sur !


Nine


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Marco57
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Inscrit le: 22 Aoû 2009
Messages: 3 763
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MessagePosté le: Sam 10 Mar - 12:16 (2012)    Sujet du message: Je me souviens d’un coquillage…[ Répondre en citant

^^ un peut long pour parler de la mer 
Mais toujours aussi bien d'écrit  Wink
_________________
MarKus deux cendres...

Cendres de mon coeur, parfois celle de l'âme
Poète, esprit libre, solitaire et solidaire.


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nine
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Inscrit le: 30 Nov 2009
Messages: 4 128
Localisation: Isère

MessagePosté le: Sam 10 Mar - 12:32 (2012)    Sujet du message: Je me souviens d’un coquillage…[ Répondre en citant

La mer c'est très grand, mon Marco, donc forcement, le poème est long Very Happy .

Bougez pas, je vais copier-coller les commentaires que j'ai eu pour le concours.

Nine...


Les voici :

____________

à par le fait que je l'ai trouvé très longue, je l'ai aussi trouver très belle
une de mes favorites.
Sa longueur me rappelle celle des grand poètes de ce monde...
du début jusqu'à la fin on ne se lasse pas d'entendre raconter la mer
Le long des Nines claire ^^ Merci
_________________
Le poète est un esprit libre.
Solitaire, mais solidaire.
Qui écrit ses pensées, à l’encre de son sang, sur un corps de papier, dont l’âme prolifère, voyage avec le temps

MarKoS...

______________________________________

Texte gentil au demeurant , l'idée est originale et sympathique de vouloir aborder le concours par ce biais..
Dommage qu'il soit trop long à mon sens,les idées foisonnent et alourdissent la poésie
Sinon le texte est bien structuré et bien ficelé....
L'auteur avait là une bonne idée pour gagner ce concours.
VAS

bon décidément je suis à court d'idées même pour les com's

je relis un peu mes camarades, en louchant comme l'élève qui n'a pas révisé -

certes ton texte est bourré de trouvailles mais c'est bien trop long. tu aurais pu arrêter à la 3e strophe et ma foi, on "tenait" là un poème magnifique; les ajouts n'apportent rien si ce n'est que de prouver (ce qui est d'ailleurs pas si mal) que tu avais l'air d'être inspirée

j'allais (presque) écrire... et naturellement l'introduction t'est si personnelle

"Entends-tu la mer ? Je l’ai vue"

un contresens qui, si je puis dire, allèche le lecteur, le met en appétit !

al.

_____________________________________________

Le titre ouvre la porte[ Trés important les titres]

Et oui, tu t'es laissée emporter dans cette mer que tu aimes, tu n'as pas choisi la facilité, parce que renouveler le vocabulaire marin est définitivement une gageure. Je ne dirai pas que tu as gagné à 100%, avec la meilleure volonté, on est obligés, à un moment ou un autre de répéter ce qui a déjà été dit. Mais ton rythme trés personnel est là, surtout quand tu nous fais la joie de nous donner les octosyllabes.

Ce qui m'a particulièrement accroché, c'est quand la Mer-entité, se mue en Mâle-entité, et là nous sommes définitivement sur un autre registre. Tu nous narres une relation aux berges de la dé-liaisoon et nous fais voir ce couple dans un port[ et peu importe les clichés, on y croit!]

Le bruit de la mer dans le coquillage, ramène les images, et c'est tellement vrai le pouvoir du bruit rythmé de l'eau sur la mémoire.


Le dernier parallèle entre la femme et les mouvements de l'océan est si vrai, si prenant.

Enfin, la conclusion dans les deux derniers quattrains est un coffre aux trésors de vocabulaire intertissé qui m'a ravie.


Dois-je le dire que j'ai aimé?


Danie

_____________________________________


Merci à tous pour vos commentaires. Marco et Danie, je suis ravie que cela vous ait plu.

Marco, le fait que tu ne te lasses pas m'a réjouie.

Danie, tu as raison, depuis le temps que j'écris à propos de la mer, je me répète un peu, c'est vrai. Mais je suis heureuse que tu aies remarqué, je te cite parce que je ne saurais pas le dire :

"Ce qui m'a particulièrement accroché, c'est quand la Mer-entité, se mue en Mâle-entité"

Et aussi aimé mes octosyllabes. Merci beaucoup, Danie.

Je n'ai pas trop pour habitude de remettre en question les commentaires critiques, mais je vais faire une exception.

@ Wallou : heu, ta façon de commenter, surtout dans le cadre d'un concours, me semble surfaite, comme si tu voulais jouer au professionnel.

"L'auteur" On m'appelle Nine, ici.

Et puis ton "Texte gentil au demeurant,", en début de phrase, ça veut rien dire. Dès fois, vaut mieux rester simple, non ?

Et "les idées foisonnent et alourdissent la poésie", faudrait m’expliquer. Donc, les idées, faut se les garder ? Où alors c'est qu'à ton avis elles ne sont pas bonnes ?

@ Spock : un peu la même chose :

"certes ton texte est bourré de trouvailles mais c'est bien trop long. tu aurais pu arrêter à la 3e strophe et ma foi, on "tenait" là un poème magnifique; les ajouts n'apportent rien si ce n'est que de prouver (ce qui est d'ailleurs pas si mal) que tu avais l'air d'être inspirée"

Alors j'en fais quoi de ces trouvailles ? (Je pose aussi la question à Wallou.) . Il se dit sur le forum que tu n'aimes pas les poèmes longs... J'ai jamais bien compris ce parti pris assez arbitraire, mais bon...
Je n'ai pas fait long ni compté les strophes pour prouver quelque chose. Mais bon sang, quel serait l’intérêt ? J'ai écrit tant que j'étais inspirée et que je trouvais mes vers bien foutus. Ce ne sont pas des ajouts, j'ai aimé ce que j'ai écrit.
De même qu'à Wallou, je te pose une question : serait-ce que tu n'as aimé que les 3 premières strophes ? Dans ce cas, faut le dire direct, au lieu de t'enliser dans des explications incompréhensibles.

Voilà, c'est sans rancune, mais j'avais besoin de dire ça.

Nine

______________________________________


Sa c'est de la Nine tout cracher à l'encolure ^^
pas de fioriture, direct au plexus, la ou sa touche et fait mouche lol
_________________
Le poète est un esprit libre.
Solitaire, mais solidaire.
Qui écrit ses pensées, à l’encre de son sang, sur un corps de papier, dont l’âme prolifère, voyage avec le temps

MarKoS...

_______________________________________



Et bien , je me sens mieux tout à coup, quelqu'un a dit ce qui me gratouillait derrière l'oreille que je me prenais certains jours pour Cléopatre


Damandine

__________________________________



Ça m'a pris des semaines pour arriver à le dire, et c'est pas bon pour la santé de laisser mariner comme ça.
Maintenant, moi aussi je me sens mieux, d'autant que toi et Marco, (et Léon et Cléo sont pas loin, j'en suis sure) êtes venus soutenir mes propos.
J'ai pas compris pour Cléopâtre, Amande, tu veux me faire un petit cours d'histoire ?

Marine (c'est un pseudo de rechange, que j'ai porté sur un autre forum, y va bien avec le sujet du poème, alors je me permets, hein ?)

______________________________


Ma Rine ou Ma Nine ^^
faut savoir aussi lol
_________________
Le poète est un esprit libre.

_________________________________


Solitaire, mais solidaire.
Qui écrit ses pensées, à l’encre de son sang, sur un corps de papier, dont l’âme prolifère, voyage avec le temps

MarKoS...


T'as pas compris pour Cléopâtre? Marine, enfin.....C...L..É..O

D'
_________________
Life is wonderful

____________________________________________


! Quelle nouille je fais !

Ni NE

_____________________________________________


Voilà, ça part un peu en live à la fin, mais on a bien rigolé. Dommage, j'ai pas réussi à copier les smileys


Nine


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