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Jeudi 5 Juin...14

 
Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Les Arts et Poésie Index du Forum -> L'éphéméride des Lézards -> Ephéméride et Almanach du jour
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Dame ondine
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Inscrit le: 27 Juil 2009
Messages: 7 216
Localisation: ROYAUME-UNI

MessagePosté le: Jeu 5 Juin - 12:05 (2014)    Sujet du message: Jeudi 5 Juin...14 Répondre en citant

 
 
***** 
 
C'était le jour du SUREAU 
 
 
 
 
 
 
Vas-y la Nine, fais-nous des élixirs et des confitures 
 
***** 
 
1983 Yannick NOAH gagne Roland Garros 
 
 
 
 
Ben pour cette année, c'est encore foutu et je suis très déçue, d'abord parce que j'aime bien Monfils et surtout parce que je supporte pas cet âne pompeux et pleurnichard d'Andy Murray, chaque fois qu'il perd c'est toujours la faute de quelqu'un>>>Vas-y Rafa, écrase-le au prochain tour 
 
 
En Normandie, on se prépare pour les célébrations du Jour J ou D Day, The queen est déjà arrivée, mais Charles seulement aujourd'hui, devait être fatigué après avoir du subir un TRES long discours du trône, hier... 
 
 
 
À 80 et des briquettes, elle tient le coup la vieille........ 
 
***** 
 
NAISSANCES 
----------- 
 
1898-1936 Le poète assassiné Federico GARCIA-LORCA 
 
  
Federico García Lorca
(1898-1936) 
 
 
   
 
La femme adultère  

A Lydia Cabrera y a su negrit  
 
Je la pris près de la rivière
Car je la croyais sans mari
Tandis qu'elle était adultère
Ce fut la Saint-Jacques la nuit
Par rendez-vous et compromis
Quand s'éteignirent les lumières
Et s'allumèrent les cri-cri
Au coin des dernières enceintes
Je touchai ses seins endormis
Sa poitrine pour moi s'ouvrit
Comme des branches de jacinthes
Et dans mes oreilles l'empois
De ses jupes amidonnées
Crissait comme soie arrachée
Par douze couteaux à la fois
Les cimes d'arbres sans lumière
Grandissaient au bord du chemin
Et tout un horizon de chiens
Aboyait loin de la rivière  
Quand nous avons franchi les ronces
Les épines et les ajoncs
Sous elle son chignon s'enfonce
Et fait un trou dans le limon
Quand ma cravate fût ôtée
Elle retira son jupon
Puis quand j'ôtai mon ceinturon
Quatre corsages d'affilée
Ni le nard ni les escargots
N'eurent jamais la peau si fine
Ni sous la lune les cristaux
N'ont de lueur plus cristalline
Ses cuisses s'enfuyaient sous moi
Comme des truites effrayées
L'une moitié toute embrasée
L'autre moitié pleine de froid
Cette nuit me vit galoper
De ma plus belle chevauchée
Sur une pouliche nacrée
Sans bride et sans étriers  
Je suis homme et ne peux redire
Les choses qu'elle me disait
Le clair entendement m'inspire
De me montrer fort circonspect
Sale de baisers et de sable
Du bord de l'eau je la sortis
Les iris balançaient leur sabre
Contre les brises de la nuit
Pour agir en pleine droiture
Comme fait un loyal gitan
Je lui fis don en la quittant
D'un beau grand panier à couture
Mais sans vouloir en être épris
Parce qu'elle était adultère
Et se prétendait sans mari
Quand nous allions vers la rivière 
 
Traduction Jean Prévost Extrait de "El Romancero Gitano"  La casada infiel  

A Lydia Cabrera y a su negrit  
Y yo que me la lleve al río
creyendo que era mozuela,
pero tenía marido.
Fue la noche de Santiago
y casi por compromiso.
Se apagaron los faroles
y se encendieron los grillos.
En las últimas esquinas
toque sus pechos dormidos,
y se me abrieron de pronto
como ramos de jacintos.
El almidón de su enagua
me sonaba en el oído
como una pieza de seda
rasgada por diez cuchillos.
Sin luz de plata en sus copas
los árboles han crecido
y un horizonte de perros
ladra muy lejos del río.  
Pasadas las zarzamoras,
los juncos y los espinos,
bajo su mata de pelo
hice un hoyo sobre el limo.
Yo me quité la corbata.
Ella se quito el vestido.
Yo, el cinturón con revólver.
Ella, sus cuatro corpiños.
Ni nardos ni caracolas
tienen el cutis tan fino,
ni los cristales con luna
relumbran con ese brillo.
Sus muslos se me escapaban
como peces sorprendidos,
la mitad llenos de lumbre,
la mitad llenos de frío.
Aquella noche corrí
el mejor de los caminos,
montado en potra de nácar
sin bridas y sin estribos.  

No quiero decir, por hombre,
las cosas que ella me dijo.
La luz del entendimiento
me hace ser muy comedido.
Sucia de besos y arena,
yo me la llevé del río.
Con el aire se batían
las espadas de los lirios.
Me porté como quien soy.
Como un gitano legítimo.
Le regalé un costurero
grande, de raso pajizo,
y no quise enamorarme
porque teniendo marido
me dijo que era mozuela
cuando la llevaba al río.  
   
    
 
 
Le livre Cante Jondo comprend quatre poèmes introduits par le poète intitulé «Petite ballade des trois rivières». Le premier de ces grands poèmes est le «Poème de la Seguiriya», dans lequel l'un des petits poèmes fait une référence explicite au mot.  Cante Jondo
 
  
 
Le pas de la Séguirilla 
 
Parmi les papillons noirs,
va une brunette moresque
à côté d'un blanc serpent
de brume.
Terre de lumière,
Ciel de terre
Elle va enchaînée au tremblement
d'un rythme qui jamais ne s'établit;
elle a un coeur en argent
et un poignard dans la main
Où vas-tu, siguiriya,
de ce rythme décervelé?
Quelle lune soulagera
ta douleur de citron et de bouton de rose?
Terre de lumière
Ciel de terre. 
Translated by Gilles de Seze 
 
  El paso de la siguiriya  

Entre mariposas negras,
va una muchacha morena
junto a una blanca serpiente
de niebla.
Tierra de luz,
cielo de tierra.
Va encadenada al temblor
de un ritmo que nunca llega;
tiene el corazón de plata
y un puñal en la diestra
¿Adónde vas siguiriya,
con un ritmo sin cabeza?
¿Qué luna recogerá
Tu dolor de cal y adelfa?
Tierra de luz
cielo de tierra.  
***
 

***
 
La soleá  

Vêtue de voiles noirs,
elle pense que le monde est bien petit
et le coeur immense
Vêtue de voiles noirs.
Elle pense que le tendre soupir,
le cri, disparaissent
au fil du vent.
Vêtue de voiles noirs.
Elle avait laissé sa fenêtre ouverte
et à l'aube par la fenêtre
tout le ciel a débouché.
Ah!
Vêtue de voiles noirs! La solea
VESTIDA con mantos negros.
piensa que el mundo es chiquito
y el corazón es inmenso.
Vestida con mantos negros
Piensa que el suspiro tierno
y el grito, desaparecen
en la corriente del viento.
Vestida con mantos negros
Se dejó el balcón abierto
y al alba por el balcón
desembocó todo el cielo.
¡Ay ayayayay,
que vestida con mantos negros!  
*
 
Comme on a très peu de lecture en ce moment, j'espère que vous apprécierez 
 
 
1957 Fred VARGAS, un de mes auteurs préférés, découverte récemment, qui peut écrire un "policier" en français plus qu'excellent, c'est rare! 
 
 
 
 
************* 
 
SOURIRES du Jour, piqués dans ma vie quotidienne 
 
---- 
 
J'ai des drôles de voisins, ils ont le sens de l'humour à l'anglaise 
 
 
 
Ils les rentrent la nuit ou s'il fait trop mauvais 
 
 
Madame CLEO: L'eau pleine de débris c'est tellement plus bon que la propre dans mon bol 
 
 
 
 
--------- 
 
 
 
Dame-Ondine 
 
 
 
 

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MessagePosté le: Jeu 5 Juin - 12:05 (2014)    Sujet du message: Publicité

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Melenea
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MessagePosté le: Jeu 5 Juin - 12:31 (2014)    Sujet du message: Jeudi 5 Juin...14 Répondre en citant

J'adore la tête que tu as au réveil... en fait je ne dois pas avoir très loin, la même...

J'ai beaucoup apprécié ma lecture en langue française, c'est différent, et plein de senteurs et d'images... oui j'ai beaucoup aimé






« Prépare autant de tonneaux, qu'en juin de jours seront beaux. »










 

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MessagePosté le: Jeu 5 Juin - 17:13 (2014)    Sujet du message: Jeudi 5 Juin...14 Répondre en citant

Merci pour les poèmes de Federico Garcia-Lorca, j'ai beaucoup beaucoup apprécié, le premier surtout !

Sinon moi je dis, depuis des années : vive Rafa, même si je ne regarde pas. Je le suis quand même avec assiduité Razz

Fred Vargas, j'en ai lu quelques uns dernièrement, très bien ! Je n'avais pourtant pas accroché la première fois..

J'ai bien aimé les dictons cette fois.. en fait plus ils sont salaces, plus ils me plaisent Embarassed

Et les Birds, bien sur !

Ninou


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 21:08 (2016)    Sujet du message: Jeudi 5 Juin...14

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