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Poète

 
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Athénor
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Hors ligne

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MessagePosté le: Jeu 26 Juin - 10:15 (2014)    Sujet du message: Poète Répondre en citant


Tes mots, ces quelques vers, ne veulent pas de toi ;

Et je les vois qui fuient vers une autre demeure !

Des yeux intéressés seront pour eux le toit

Qui les abritera ne serait-ce qu’une heure.

Crois-tu donc composer un poème exclusif,

Égoïste, insensé, qu’un verbe t’appartienne ?

La rime se comporte ainsi qu’un abrasif

Se posant sur toute âme et qui lustre la tienne ;

Laisse-la donc s’enfuir loin du ciel ténébreux

Qui recouvre ta nuit solitaire, une étoile

Brille sur le cahier dont le blanc désastreux

Vient de ce peintre fou qui blanchit une toile ;


L’orage s’y dépose et viennent les éclairs ;

Et, malheureusement, tu noircis la poubelle !

Mais des brouillons jetés, il reste des mots clairs,

Les témoins de ton cœur, au moins une parcelle.

Poète, au bout des doigts, il est bien des tombeaux

Qui s’ouvrent, tes sonnets respirent à l’air libre ;

C’est la flamme du temps réchauffant les lambeaux

De ton âme et t’offrant un peu plus d’équilibre.

Voici l’hiver qui passe atrocement fatal

Pour cette vérité qui te criait famine !

Nourris-la de ton sang, jamais un point final

Ne doit se mettre après ta rime qui culmine.


Ne pose pas tes vers ainsi que des bois morts

Et laisse la beauté s’allonger sans se vendre

En prouvant que l’amour possède plusieurs corps

Et que l’arbre et la fleur ne peuvent pas attendre.

Permets à ton murmure à peine délivré

Qu’il devienne le cri du sable sous la vague,

Et chaque grain vivra, de musique, enivré

De ton antre sortant pointu telle une dague.

Si tu permets aux mots d’être vrais et fleuris,

De ne pas obscurcir et d’offrir leurs pétales,

Tu seras, sûrement, le poète incompris

Mais les siècles liront tes rimes digitales.


Des fragments d’un poème émanent des rochers,

Les gouttes du sonnet arrivent des abysses,

Et des alexandrins, les plus mesquins nochers

Ne retireront pas d’infâmes bénéfices ;

Crois en ta poésie autant qu’en tes poumons

Elle t’offre le souffle et sa douce musique

Si charmeuse et venant des saints ou des démons

Ne peut rendre jamais le lecteur amnésique.

La forme est pour les yeux, le fond pour ton esprit,

Même si le classique entretient l’harmonie,

Mais pense chaque mot et soigne ton écrit

Que tes vers ne soient pas telle une parodie.


Offre la vérité du cœur aux yeux vivants

Et celle de ton ombre aux prunelles défuntes ;

Sache que toute rime arrive avec les vents

Et s’enfuit avec eux lors de frêles étreintes.

Tu ne peux ciseler facilement le mot ;

Si l’inspiration suffit aux grands orfèvres

Pour une œuvre, je crois, que la loupe est de trop !

Pourquoi se passent-ils la langue sur les lèvres ?

L’artiste véritable ignore le plaisir

Tant qu’au bout de ses doigts gesticule la mine

Ainsi que cet oiseau que l’on ne peut saisir

Avant qu’il ne se pose où son vol se termine.


Sois donc très généreux de travail et d’efforts

Si tu veux qu’un lecteur admire ton ouvrage

En disant que jamais tu ne sus les conforts

De celui qui confond le mur et le vitrage,

La pierre protégeant des rigueurs de l’hiver

Quand la vitre permet d’en vivre l’harmonie,

Qui pense que le pré garde l’éclat du vert

Alors que la nature est une symphonie.

Ah ! Nombre de talents n’ont vu de l’horizon

Que celui de leurs yeux et fermant les paupières

Leur est tombé dessus le noir de la raison,

Se sont éteintes, lors, peu à peu leur lumières.


Le poème se doit de vivre en insolent,

De bousculer la vie en étant vraisemblable,

Mais d’être doux aussi, c’est un ouvrage lent

Montrant l’aurore riche autant que misérable ;

Tu seras accusé du pire des tourments,

Et d’offrir la beauté, les parfums d’existence !

Des lecteurs constatant que jamais tu ne mens

Médiront sur ton art comme sur ton aisance.

Ils pourront te traiter de vil blasphémateur,

D‘ange contaminé, de mécréant, d‘impie,

Si ton esprit, jamais, n’abjure sa valeur

Et qu’il ne tourne pas ainsi qu’une toupie.


Puissant, dans le cercueil, projeté vers l’enfer,

Ton pouvoir affolant la bêtise jalouse,

Et ne confondant pas l’or limpide et le fer,

Par les commandements du souverain des douze,

Sera crucifié par des penseurs obscurs.

Tu connaîtras, dès lors, le sable de l’arène

Et le pouce baissé des poètes impurs

Qui, mélangeant ton chant à ceux d’une sirène,

Ne comprendront jamais où les mènent tes flots ;

Sur le chemin, celui qui s’offre son ivresse

À l’autel où l’on boit d’hypocrites sanglots,

Laisse-le, son esprit maquille la sagesse


Le poète se doit au langage divin ;

Il ne doit pas écrire à ne vouloir que plaire

Et si ses mots le font jeter dans un ravin

C’est que ses vers sont vrais et son image claire.

Déclenchant par son verbe ainsi la passion

L’opprobre le suivra mais autant le prestige

De n’avoir pas subi la compromission

Afin que son esprit ne soit pas un vestige.

Il se doit d’éclairer selon ses sentiments

Abandonnant le mot qui donne un regard sombre

Et ne pas hésiter, porter des jugements

Afin que la raison puisse pénétrer l’ombre.


Réfléchis, pense, écris mais tache ton buvard,

La vérité de l’encre est très capricieuse ;

Donc, compose beaucoup sans être le bavard

Parlant de la rumeur amère et vicieuse.

Fais découvrir le monde et sa réalité

Sans tricher, l’embellir, le combler de louanges ;

Ne fais pas croire aux gens que la docilité

Rend gai, que les démons aperçus sont des anges.

Sans être un renégat défiant l’univers

Tu dois parler d’amour mais exposer la haine,

Cela le réussir en quelques jolis vers,

Le poète, jamais, ne supporte la chaîne.

 



 

 



 

 

 

 

 
_________________
Athénor


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MessagePosté le: Jeu 26 Juin - 10:15 (2014)    Sujet du message: Publicité

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Melenea
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Inscrit le: 20 Juil 2009
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Localisation: Entre rêve et réalité

MessagePosté le: Dim 13 Juil - 11:50 (2014)    Sujet du message: Poète Répondre en citant

Alors le sujet est un sujet qui a été tant et tant de fois abordé, le poète. Nous nous y sommes tous je crois essayé. En tout cas vous aimez les textes longs, et sur celui ci j'ai décroché avant la fin je vous l'avoue, et même si les images sont multiples, j'ai moins accroché sur vos mots cette fois ci.

_________________
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 12:33 (2016)    Sujet du message: Poète

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