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2. Meurtres en alexandrins

 
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Athénor
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MessagePosté le: Mer 2 Juil - 14:42 (2014)    Sujet du message: 2. Meurtres en alexandrins Répondre en citant

Roger dans son veston bleu comme un uniforme

Se sentait mal à l’aise, il avait vu des corps

Mais pas un si vivant dont la chair, par la forme,

Vous faisait oublier les splendides décors.


Mais il n’était pas là pour s’orner les prunelles

De paysages qui n’étaient pas pour ses mains ;

Roger devait penser loin des œuvres charnelles

À celle reliant deux honnêtes copains.


De la belle, Roger regardait le visage :

« Vous connaissez Michel depuis combien de nuits ? »

Brigitte, cette fois, rougit jusqu’au corsage

Mais répondit « Le corps doit voir mûrir ses fruits »


Depuis trois ans déjà je connais ce brave homme ;

Et je dois avouer qu’ il est très généreux,

Le genre à conserver les pépins de la pomme,

La pelure en donnant les morceaux savoureux. »


- Mais quand vos deux chemins créèrent la rencontre

D’un cactus tel Michel et d’une belle fleur ? -

«  Il voulait ce tableau, venez, je vous le montre… »

- Mais votre chair, Brigitte, avait plus de valeur !


Mais, dîtes-moi, Brigitte, êtes-vous une artiste ? -

«  Pendant presque trois ans, j’ai suivi les beaux arts

Mais Dieu n’a pas permis que je sois sur la liste

Des talents ! Voyez-vous, communs sont mes regards. »


- Donc, vous avez connu Michel au vernissage

D’un peintre intéressant…Votre cœur était seul ? -

«  C’était mon compagnon, ma vague et mon rivage,

Dont l’immense talent sortait de son linceul »


- Si vous me permettez, j’ai l’âme curieuse,

Mon ami vous a-t-il adressé quelques mots ?-

« Lui m’a beaucoup parlé, moi, très silencieuse,

Je l’écoutais, ravie, il guérissait mes maux. 


Puis, il m’a demandé si je voulais le suivre,

En toute honnêteté, dans un lieu différent !

Et nous sommes partis dans un palais où vivre

Remplit bien moins l’esprit, vers un grand restaurant. »


.. Chère Brigitte, enfin, j’ai trouvé la demeure

Où se cache le ciel, l’unique paradis !

J’ai cherché, j’ai tourné pendant bien plus d’une heure

Et voici la maison ! Ce n’est pas un taudis !..


« Viens mon petit Bertrand, viens que je te présente.

Monsieur est un ami…mais quel est votre nom ? »

- Roger, cela suffit, vous êtes si plaisante

Qu’il faut simplifier pour créer le chaînon -


« Roger est un ami de mon Michel, ton hôte »

..Mais je suis enchanté de vous serrer la main..

- Moi de même, Bertrand, ce serait une faute,

Ici, que d’ignorer un semblable chemin -


« Bertrand est un ancien…jockey si je peux dire

Mais comme il préférait aux splendides chevaux

Les femmes, des maris se sont mis à maudire

Cet homme, leur honneur traînant les caniveaux »


- Brigitte, très souvent, mal est compris le charme ;

L’époux se sent volé, pourtant, rien n’est à lui !

Et voici que l’amour se meurt dans une larme

Alors que le soleil brillait même la nuit -


..Ah ! Je suis très heureux de voir une personne

Comprenant que mon cœur ne veut que soulager

La femme connaissant dans son couple l’automne

Dès lors que son mari n’est plus qu’un étranger..


Michel, à cet instant, pénètre dans la pièce.

- Je vois que ton ami Joël est arrivé.

Va lui montrer sa chambre - Et Brigitte acquiesce,

Dirigeant le jockey vers son endroit privé.


« Roger, nous sommes seuls, il faut que je t’expose

Les ennuis provoqués par un individu,

Quelqu’un d’indélicat qui ne fait pas de pause

Afin de croire à lui ce qui n’est pas son dû !


Et ne crois surtout pas ce que te dit Brigitte ;

Elle aime enjoliver, s’inventer un roman !

On ne sait pas vraiment quel fantôme l’habite

Et pourquoi son langage est riche quand il ment !


- Donc, Michel, tu me dis, « Brigitte est mythomane ! »

Vous êtes-vous connus vraiment dans un salon

De peinture où chacun, l’esthète et le profane,

Se promène à l’envi contemplant à foison ? -


«  Très sincèrement, non. Ma belle est une hôtesse…

De bar ! Nous avons bu dans des coupes d’attrait ;

Elle aimait mon bagout et ma délicatesse,

Son rire était charmant, il n’était pas abstrait. 


Mais, vois-tu, nul ne peut en vouloir à Brigitte

Il n’est rien de méchant, de cupide, de froid

Ou de très culturel quand son esprit crépite,

Elle veut simplement ne pas vivre à l’étroit. »


- Il est vrai qu’avec toi son espace est très vaste.

En laissant les rideaux rouges de son emploi,

Par sa métamorphose, elle a changé de caste !

Et même de côté vis-à-vis de la loi. -


« Ne sois pas trop cruel et laisse l’ironie

A ceux qui sont jaloux de ne pas être aimés ;

Ma Brigitte ne sait ce qu’est la félonie,

L’un à l’autre nos cœurs, crois-le, sont arrimés. 


Laisse-moi te parler des trois autres personnes.

Ils sont à la piscine à ce moment précis.

Je voudrais t’expliquer pour que tu te façonnes

Un regard qui, je crois, ne peut être indécis.


Dominique d’abord, un garçon de notaire

Mais que le cher papa voudrait déshériter !

Enfin, si je peux dire, il est près de la terre

L’enfant aura bientôt ce qu’il faut mériter.


Mais il craint que papa dans son précieux coffre

N’ait écrit quelques mots au bas du testament :

« A mon très cher garçon, voici donc ce que j’offre…

Rien avant qu’il ne gagne un sou loyalement.  »


Ce garçon est issu d’un premier mariage

Et sa mère est partie en laissant son mari ;

Celui-ci voit toujours devant lui le visage

De celle tant aimée et dont il fut marri »


- Voici donc la raison animant la rancune

De l’amoureux trahi, n’est-ce pas, cher Michel !

Il ne voudrait donc pas remettre sa fortune

À ce fils rappelant un amour si cruel. -


« Voilà ce qu’il faut dire envers ce Dominique

Que Brigitte aime bien car il est amusant.

Mais, personnellement, je le trouve cynique,

Un être sans esprit et, parfois, malfaisant. »


L’autre que tu verras, nous l’appelons Figure,

Son prénom est Alain mais il est si simplet,

Si blafard, un garçon sans aucune envergure,

Qu’il mérite un surnom tant il est incomplet.


Il est sans cesse aux pieds de Sofia la compagne

De Dominique qui tient beaucoup à son bien.

Figure est, je le crois, un guetteur en campagne

Qui surveille toujours la belle au quotidien.


Sofia, je te l’avoue, est le plus grand mystère ;

Et je crois que son vol n’est jamais défini !

Des filles, des garçons, elle a le caractère,

Des deux sexes, d’ailleurs, son corps paraît muni. »


- Et toi, mon vieux Michel, où se trouve ta place ?

Tu n’as pas eu d’enfants égayant ta maison

Et, lors, des compagnons, comme une gomme efface,

Animent cette nuit régnant dans ta prison.


Mais crois-tu qu’à ton âge, il faille des étoiles

Si jeunes en lumière et pleines de gaîté ?

A soixante ans ce jour tu te couvres de voiles

Et tes yeux sont fermés, ton faux-pas est guetté.


Je vois tes beaux habits ainsi que ta brillance

Mais crois-tu que ton corps plaît encor à celui

Ayant su te passer cette pure alliance

Qui rutile bien plus que ton soleil ne luit ! -


« Mon cher Roger, sais-tu ce que Brigitte apporte

À l’homme qui n’avait plus aucun horizon ?

Elle est cette clarté qui, de mon âme morte,

A fait que le printemps soit ma seule saison.


Sais-tu qu’elle pourrait tant elle naturelle

Me permettre d’aimer les êtres les plus laids !

Pour moi, c’est un oiseau, la première hirondelle

Fragile mais son nid est ainsi qu’un palais.


Ah ! Comme il est plaisant de sentir son corps nu

Quand mes doigts sur sa chair sont comme un diadème

Car je m’en vais, dès lors, vers un ciel inconnu !

Il n’existe qu’ un mot si délicieux…J’aime !


Ah ! Comme il est plaisant de vivre nos accords

Et de mourir ensemble au rythme que l’on sème

Dans des chuchotements puis des cris qui dès lors

Font renaître ce mot si délicieux…J’aime !


Ah ! Comme il plaisant lors de l’apaisement

D’être dans le silence après l’instant suprême

Où nous avons mêlé l’âme et le sentiment

Afin de dire un mot si délicieux…J’aime !


Ah ! Comme il est plaisant de s’avouer la nuit

Qu’il ne peut exister entre nous le dilemme

Car nous ne connaissons la froideur de l’ennui

Quand arrive ce mot si délicieux…J’aime ! »


- Je comprends ton amour. Le sien, est-il sincère ?

Depuis ton mariage, il est plus d’un ennui

Qui te touche le cœur, te fouette, te lacère !

Sais-tu que le malheur, très rarement, s’enfuit !


Parle-moi donc un peu de ton profond problème,

De cet individu qui vole ton argent !

J’approche le sujet et ton visage est blême,

Et tu perds aussitôt ton célèbre entregent. -

............
_________________
Athénor


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MessagePosté le: Mer 2 Juil - 14:42 (2014)    Sujet du message: Publicité

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